Les cagouilles au beurre d'ail chez Tata Angèle : quand la Charente se met à table

Emblème du terroir charentais, la cagouille au beurre d'ail est bien plus qu'un plat : c'est une tradition vivante. Chez Tata Angèle à Angoulême, elle s'invite à la carte pour le plus grand bonheur des amateurs de cuisine de pays.

Une bestiole au grand cœur, emblème de la Charente

Cagouille. Le mot suffit à faire sourire n'importe quel Charentais. Ce petit escargot gris — l'*Helix aspersa* pour les scientifiques — est tellement ancré dans la culture locale que les habitants de la région portent eux-mêmes ce surnom affectueux : les Cagouillards. Dans les vignes et les jardins charentais, après les premières pluies d'automne, la tradition de ramasser ces petits gastéropodes remonte à des générations. On les prépare depuis toujours avec beurre, ail et persil, dans un geste simple qui sent bon le terroir.

Chez Tata Angèle, avenue de Navarre à Angoulême, cette spécialité trouve naturellement sa place à la carte. Proposées en petites assiettes salées, les cagouilles au beurre d'ail s'inscrivent dans la philosophie maison : une cuisine ancrée dans le territoire, généreuse et sans chichis.

La préparation traditionnelle : patience et beurre bien parfumé

La cagouille ne s'improvise pas. Avant toute chose, les escargots doivent être purgés — mis à jeun plusieurs jours pour vider leur tube digestif. Cette étape, que les Anciens pratiquaient avec soin, est indispensable pour une dégustation irréprochable.

Vient ensuite le blanchiment en eau bouillante, puis la sortie de chaque cagouille de sa coquille pour un nettoyage minutieux. Les escargots sont alors pochés dans un court-bouillon aromatique — bouquet garni, laurier, thym, ail — jusqu'à ce qu'ils soient bien tendres.

La touche finale, celle qui fait tout : un beurre travaillé généreusement à l'ail et au persil, poussé dans chaque coquille avant le passage au four. La chaleur le fait fondre, il imprègne la chair et embaume la salle d'un parfum irrésistible. On mange chaud, on saucette le pain, et on recommande.

Pourquoi les déguster chez Tata Angèle ?

D'abord parce que ce plat, dans sa version maison, demande du temps et du savoir-faire que l'on s'offre rarement chez soi. Ensuite parce que la cuisine de Tata Angèle, c'est précisément cet équilibre entre recettes du terroir et petites touches personnelles — comme en témoigne le Bœuf TATA-ki et sa sauce vierge à la framboise, qui flirte avec l'inattendu.

Les cagouilles font partie de ces plats qui ne trompent pas : ils racontent un endroit, une région, un goût d'enfance. Les servir avenue de Navarre, c'est rappeler qu'Angoulême est une ville de Charente à part entière, et que ce patrimoine culinaire mérite qu'on lui rende hommage à table.

L'accord parfait pour accompagner le repas

Pour sublimer les cagouilles au beurre d'ail, rien de tel qu'un verre de blanc sec charentais. Le **Vin de Pays Charentais du Domaine de Malakoff**, proposé à la carte, joue ici le rôle de complice naturel : sa fraîcheur tranche avec le beurre fondu et nettoie agréablement le palais entre deux bouchées.

Si vous préférez poser l'ambiance en amont, un **Lillet Spritz** ou un **Apérol Spritz** s'imposent comme une entrée en matière légère avant de plonger dans les saveurs plus intenses de l'ail et du persil.

Réservez votre place, la salle vous attend

Le restaurant est ouvert du **lundi au vendredi de 12h à 14h**, et le **vendredi soir de 19h à 21h30**. La cuisine évolue au fil des jours et des envies de la maison. Pour ne rien manquer, suivez Chez Tata Angèle sur [Instagram](https://www.instagram.com/chez.tata.angele/) ou [Facebook](https://www.facebook.com/p/Chez-Tata-Ang%C3%A8le-61566609533643/), ou appelez directement au **05 86 50 90 79**.

Une table, un plat de cagouilles fumantes, un verre de blanc charentais : voilà ce que la région a de meilleur à offrir.